Cela fait longtemps que je suis moi-même confronté à l’addiction aux jeux de casino. Cet ami/ennemi, comme j’aime l’appeler a souvent pris une place centrale dans mon existence. Il a été présent dans les bons moments comme dans les pires se dressant parfois au même niveau de lutte que certains combats de vie.
Bien d’accord avec certains avec l’addiction, il n’y a ni lieu, ni moment, ni mode d’emploi. Il n’existe pas de solution universelle et tout dépend du stade de l’addiction.
La première clé, c’est soi-même et cela passe pour moi, par l’acceptation rt la reconnaissance de sa propre part de responsabilité. J’ai plus de mal avec le mot « volonté » car il s’agit surtout d’un travail de contrôle de soi. Pour que cela fonctionne tous les éléments doivent être réunis et ça commence par une envie réelle d’arrêter. Ce qui n’est jamais simple.
Le jeu connaît parfaitement nos failles et sait attendre le bon moment : la fatigue, le temps qui passe, la vigilance qui s’effrite… et ce jusqu’à ce que la balance tombe à zéro. Vient alors le temps de la désolation.
Pour ma part, j’ai depuis longtemps arrêté de lutter parce que, paradoxalement, le jeu me faisait à la fois du mal et du bien. Je m’en suis beaucoup servi comme refuge et je n’ai jamais eu l’envie réelle d’arrêter. Aujourd’hui, j(ai compris que mon véritable combat n’est pas contre le jeu, mais bien contre moi-même car je suis ma pire ennemie. Mais j’ai bien conscience aussi qu’il n’y a que moi qui puisse faire quelque chose pour moi.
L’addiction est un poison. La solution existe, je la connais, mais encore faut-il que l’envie d’arrêter avec toutes ses conséquences, soit plus forte que l’envie de continuer à rêver d’un Eldorado. Et ça, c’est une autre histoire car je suis une rêveuse invétérée.
S’il fallait donner un conseil concret: faire bloquer les paiements et virements à l’étranger, prendre une carte à autorisation systématique, limiter drastiquement l’accès à l’argent. Avec ces quelques pare-feu, c’est déjà un pas.
Mais n’oublions pas que le temps et la vie sont précieux. La vraie vie est ailleurs et je vous souhaite vraiment de reprendre vite les rênes de votre vie sans le jeu. Bon courage
